lundi 21 novembre 2011
Thème 11eleven pour dotclear 2
lundi 21 novembre 2011. Geekeries
Comme me revoilà aux prise avec Dotclear, j'ai décidé de recommencer tout ça avec un nouveau thème fait avec mes petites mimines :)
J'ai bon espoir qu'il soit d'ici peu sur DotAddict, mais d'ici là, je le met a disposition ici. Donc, tout vos retours sont les bienvenus, et éventuellement, je dois pouvoir aider un peu ceux qui voudraient le bidouiller.
C'est sous WTFPL et ça ressemble à ça[1] :
Note
[1] oui, je sais, c'est absurde de montrer cette image, mais bon, admettons que je change de thème bientôt?
mercredi 4 février 2009
Créer son propre site
mercredi 4 février 2009. Geekeries
Cet article est né d’une discussion sur un forum consacré à la photographie argentique :
un membre s’est fait voler une image qu’il avait posté sur son compte
Flickr par un site d’informations, et au cours des échanges, plusieurs
personnes m’ont demandé quelques conseils pour la mise en place d’un
site personnel. Voici le résultat.

Préalables
Dans l’échange qui m’a incité à écrire cet article, la problématique était celle du vol d’une image, et il m’a semblé qu’au fond, la question était de créer un site ou l’on maîtriserait au mieux le destin de ses images. C’est pourquoi j’exclus ici d’emblée tout recours aux sites qui rende le service gratuit d’héberger vos images. Dans l’immense majorité des cas, il y à une contrepartie désagréable, plus ou moins cachée, et vous ne restez pas maître de vos images. Pour la même raison, ou presque, j’exclus tout recours aux logiciels privateurs, pour leur préférer chaque fois des logiciels libres[1]. J’attache une grande importance à la question de l’autonomie, du choix et de la liberté sur le web en particulier, et dans le domaine logiciel en général. Sur ce sujet, vous pouvez jeter un oeil là dessus :
- La liberté, Gougueule et toussa,
- Internet libre, ou minitel 2.0 ?,
- Pourquoi les logiciels ne devraient pas avoir de propriétaires.
Ces questions, et le vol d’image à l’origine de cet article en appellent une autre : Comment diffuser ses images ? quel copyright, quelles licences utiliser ? j’y consacrerait un paragraphe à la fin de cet article, mais vous pouvez déjà jeter un oeil à mon précédent billet : Les licences et la notion de liberté
Le contexte étant photographique, les logiciels cités sont adaptés à cette problématique. Mais le raisonnement s’applique à tous les autres domaines pour lesquels vous pourriez vouloir créer votre propre site internet. Voyez chez Framasoft la rubrique « gestion de contenu »
Savoir ce que l’on veut
Avant de se lancer dans la création de son propre site web, il faut savoir ce que l’on veut faire. Sinon, vous allez à coup sur vous perdre dans la jungle des diverses solutions, et il est probable que le résultat ne soit pas à votre goût. Selon moi, on peut classer les types de sites web personnels (consacrés à la photographie) dans 4 catégories, selon les objectifs que l’ont se fixe :
- Si l’on souhaite partager ses photos (avec ses amis, avec les gens intéressés par un événement…) sans volonté particulière de les mettre en valeur, vous vous tournerez sans doute vers un logiciel permettant de mettre facilement en place des galeries, gérant de multiples utilisateurs. Il sera facile d’y mettre en place une gallerie pour les 73 photos de votre anniversaire, les 258 images que vous avez faites au guatemala ou pendant vos vacances à pornic, ou encore les 117 photos de banderolles de la dernière manif. Regardez donc les démonstrations de ZenPhoto, PhpWebGallery, Gallery ou Coppermine. Sur chacun de ces sites, vous trouverez également la liste des fonctionnalités de chacun d’eux. Lisez les en détails, c’est là que vous saurez si le logiciel correspond à vos besoins. Par contre, ne vous attardez pas trop sur le design : d’abord, ce n’est pas le but premier d’un site de ce type, et ensuite, il y a généralement plusieurs apparences disponible, sous forme de thèmes, skin, templates… à installer. Si vous êtes perfectionnistes, il s’agit de logiciels libres, donc vous pourrez modifier l’apparence à votre goût, même si c’est généraleement un peu plus de travail. Personnellement, j’utilise gallery ici, et même si je laisse cet espace un peu à l’abandon, ça devrait vous donner une idée de ce qu’on peut en faire.
- Si vous voulez faire un portfolio de belle qualité, ajusté, page par page, à vos images, ou tout sera pensé pour mettre au mieux en valeur vos images, il y a fort à parier que vous deviez coder vous même un site web, avec html, css, et peut-être php. C’est un travail difficile, faîtes le vous même seulement si vous savez ce que vous faites, ou que vous connaissez quelqu’un qui sait ce qu’il fait. Sur ce genre de site, les images changent peu, et son peu nombreuses. C’est l’équivalent sur internet d’un book, une vitrine de votre travail. En voici un exemple, celui d’un photographe ami que j’apprécie particulièrement.
- Si vous voulez faire un Photo Blog, ou vous posterez chaque jour, ou chaque fois que vous le désirez, une image, et que ces images sont le principal contenu du site, alors, je vous conseil d’utiliser Pixelpost. C’est un logiciel simple d’utilisation, facile à installer, qui fait parfaitement ce qu’on lui demande (c’est à dire un blog centré sur une photo à chaque fois) mais seulement ça. Voici le mien à titre d’exemple. Il est doté de nombreux thèmes, et de nombreux greffons qui étendent ses fonctionnalités.
- Enfin, si vous souhaitez un site à la croisée de tout cela, ou un site plus généraliste, permettant à la fois de poster des photos, d’écrire des articles, d’héberger des galeries, d’avoir des pages fixes pour vendre vos tirages ou vos services, de gérer plusieurs utilisateurs… bref, un site très souple, alors je vous conseille d’utiliser un logiciel qui n’est pas dédié à la photographie, mais plutôt un logiciel de blog. Je considère que pour les particuliers, et même pour les professionnels ayant des besoins limités et pas franchement pointus (c’est à dire, à mon avis, 95% des sites web…) les logiciels de blogs sont les plus simples, les plus souples, et les mieux adaptés. Contrairement à une idée reçue, ils ne vous enferment pas dans une utilisation strictement blog[2]. J’utilise personnellement Dotclear2, et je peu vous garantir qu’il est parfaitement utilisable pour un site dédié à la photographie, en particulier avec ses greffons Gallery et LightBox. Vous trouverez un exemple de ce que fait LightBox en cliquant sur les photos de ce billet. Les autres logiciels de blog, comme WordPress, permettent sans doute des choses similaires, mais je ne les connais pas.
Faire héberger son site
Voilà une question cruciale : vous avez décidé d’être indépendant des flickr et consort, mais vous n’êtes pas pour autant en mesure d’avoir votre propre serveur. Il vous faut donc trouver un hébergeur. La plupart des gens se tournent alors vers des solutions commerciales. Quelles soient chères ou pas, je ne les conseille pas, pour des raisons liées à l’autonomie et à la liberté, que je trouve hypothéquée dés lors qu’on confie ses images à un service commercial. Cependant, je sais bien que tout le monde ne partage pas cet avis, et il faut reconnaître que la plupart sont sérieuses et fiables. Le reste de cet article s’y applique aussi bien qu’aux autres solutions que je vous propose.
Il existe, bien qu’elles ne soient pas très connues, une grande variété d’hébergeurs alternatifs : il ne s’agit pas de services commerciaux, mais d’hébergeurs associatifs, coopératifs, auto-gérés… pour lesquels vous n’êtes pas un client, mais un membre. La plupart font payer une cotisation, qui vous catapulte membre de l’association ou bien auto-hébergeur. J’aime particulièrement lautre.net, mais il existe aussi, par exemple, Ouvaton. Pensez aussi à regarder du côté du réseau Rhien, dans lequels les services, en plus d’être non-commerciaux, sont gratuits.
Choisir un nom de domaine
La plupart des hébergeurs proposent deux options :
- L’hébergement d’un sous-domaine : votre site sera alors disponible à une adresse du type http://votre-nom.votre-hébergeur.truc/ . Vous n’aurez aucune latitude quand à la deuxième partie de l’adresse, et selon les cas, vous pourrez ou non choisir la partie de l’adresse qui se situe avant le premier point. Ce type d’adresse ne devrait engendrer aucune dépense supplémentaire, et aucune limitation technique. Si on vous demande de l’argent pour ça, ou si on vous annonce des limitations techniques, changez d’hébergeur : c’est un escroc ou un incompétent.
- L’hébergement de votre propre domaine : pour une somme modique (mettons, pour un service sérieux, entre une dizaine d’euros et une trentaine par an, selon le type de domaine), vous pouvez acquérir votre propre domaine, et le faire héberger ou vous le souhaitez. À condition qu’il ne soit pas déjà réservé, vous aurez alors le nom de domaine que vous souhaitez, point. Du type : http://votre-nom.com/ , http://truc.org/ , http://mes-super-photos.net/ . Il s’agit ensuite de le faire pointer vers votre hébergeur. La façon exacte de faire dépendra de là ou vous achetez votre nom de domaine et de votre hébergeur, je ne détaille donc pas. Sachez simplement que si le concept est un peu ardu quand on est pas versé dans l’informatique, la manipulation est simple, et votre hébergeur doit être capable de vous l’expliquer facilement. Si ce n’est pas le cas, allez donc voir ailleurs, l’herbe y sera plus verte.
La plupart, si ce n’est tous les vendeurs de noms de domaines proposent des services suffisant pour faire ce que vous voulez. Cependant, comme la notion derrière tout ça n’est pas simple, vous avez intérêt à utiliser un service dans une langue que vous maîtrisez, et pas trop discount, histoire que quelqu’un réponde à vos demande d’aide. Je vous conseille gandi, qui, s’il n’est pas le moins cher (mais ça reste raisonnable, promis) à plusieurs avantages : ils parlent français, fournissent des services de qualité, et soutiennent des projets alternatifs.
La mise en place de votre site
Une fois que vous avez un hébergeur et un nom de domaine, il faut passer à l’installation proprement dite de votre site. C’est un peu technique, mais rien d’insurmontable (et puis, on ne le fait qu’une fois, si on a pris la peine de réfléchir avant).
Si vous avez chois l’option portfolio, je suppose que vous savez ce que vous faites. Pour les autres, voici un pas-à-pas généraliste :
- commencez par lire, au moins en diagonale, la procédure d’installation sur le site du logiciel que vous voulez utiliser. Il y a en général tout ce qu’il faut à cet endroit là. Repérez y notamment si le logiciel a ou non besoin d’une base de donnée pour fonctionner.
- Téléchargez le logiciel, et sachez le retrouver sur votre disque dur. Il s’agit en général d’une archive au format .zip Parfois, on vous propose aussi des archives d’autres formats : tar.gz ou tar.bz2 par exemple. À moins de savoir ce que vous faites[3], utilisez le format .zip
- Décompressez l’archives du logiciel. En général, il suffit de faire un clic droit sur l’icône de l’archive, et de choisir l’option qui vous semble approprié dans le menu qui appairait.
- Il faut désormais transférer le logiciel décompressé sur votre espace d’hébergement. Pour cela, vous devrez utiliser un logiciel de FTP[4]. Si vous avez déjà utilisé ce genre de logiciel, utilisez celui que vous connaissez. Sinon, je vous conseil Fillezilla, qui est libre, simple, gratuit, et d’excellente qualité. Il vous faudra trois éléments pour vous en servir, que votre hébergeur doit vous communiquer : l’adresse du serveur FTP (de la forme ftp.votre-hébergeur.truc ) votre login, et votre mot de passe. Une fois connecté, vous pourrez télécharger votre logiciel sur votre espace d’hébergement. Selon la documentation du logiciel que vous utilisez, et selon vos désirs, vous pouvez télécharger le dossier complet (que vous pouvez renommer a votre guise), ou simplement son contenu.
- Avec certains logiciels, c’est tout ce que vous aurez à faire : vous pouvez alors commencer a naviguer sur votre site, à l’alimenter avec vos photos, et à l’utiliser. Mais dans la plupart des cas, vous devrez encore effectuer un peu de configuration. La documentation du logiciel doit vous indiquer quoi faire. Dans quelques rares cas, vous devrez éditer vous même un fichier texte, pour y indiquer quelques informations, puis placer ce fichier au bon endroit sur votre site, avec votre logiciel de FTP. Si c’est le cas, lisez attentivement la documentation : cela vous évitera de vous arracher les cheveux.
- Dans la majorité des cas, vous devrez utiliser votre navigateur internet, vous rendre sur une page de votre nouveau site ( à une adresse du type http://monsite.truc/install.php ) et rentrer quelques informations dans un formulaire. La plupart du temps, les informations demandées seront simples (choisir une langue, choisir un thème, le nom du responsable du site…). Mais vous aurez aussi souvent à indiquer les information relatives à une base de donnée.
Une base de donnée, c’est une façon de stocker des informations pour faciliter la vie du développeur du logiciel et de son utilisateur. La plupart des hébergeurs en fournisse. Si ce n’est pas le cas, ou si c’est plus cher, changez d’hébergeur. Il vous faudra parfois demander la création de votre base, et il vous faudra dans tout les cas l’adresse du serveur de base de donnée (souvent localhost, mais pas toujours, ainsi qu’un nom d’utilisateur et un mot de passe dédiée à cette base de données. Votre hébergeur doit pouvoir vous communiquer sans difficulté ses informations, sinon, vous commencez à le savoir, allez voir ailleurs. Le logiciel que vous utilisez vous proposera peut-être de choisir un préfixe pour la base de donnée. Si c’est le cas, faites le, cela vous permettra d’utiliser la même base pour plusieurs logiciels, ou plusieurs versions du même logiciel. Attention : n’utilisez jamais le même préfixe deux fois, sinon vous risquez de tout casser.
- Une fois que vous avez rentré toutes les informations demandées, que vous les avez bien vérifiées, et que vous avez cliquez sur ok, installer ou quelque chose de ce genre là, votre site devrais être opérationnel, et vous devriez pouvoir commencer a vous en servir. Si vous avez un message d’erreur, lisez le attentivement, relisez la documentation : vous devriez vous en sortir. Si ce n’est pas le cas, pas la peine de vous énerver, demandez de l’aide, dans les commentaires de ce billet, par exemple.
Quelques choix importants relatifs à la mise en ligne de photos sur le web
Vos images sont sur internet, tout le monde peut les voir, vous allez devenir une star au devant de gros ennuis bien voir. Dans tout les cas, vous devez être conscient de quelques petites choses, et faire quelques choix.
- Il n’existe aucun moyen fiable d’empêcher les visiteurs de votre site de garder une copie de vos photos sur leur ordinateur. Vous devez accepter ça, sinon, vous ne devriez pas faire de site internet. Si on vous vend une façon de les protéger, dites vous bien qu’à partir du moment ou votre photo s’affiche, une bête copie d’écran permet d’en faire une sauvegarde. Si quelqu’un vous dit le contraire, c’est un benêt ou un naïf.
- dés lors, vous devez réfléchir à ce que vous souhaitez permettre aux gens qui admirent vos images.
- Vous pouvez choisir de ne rien autorisez d’autre que la simple vue de vos photos. Si vous ne faites rien de spécial, c’est d’ailleurs par défaut le cas. Cependant, ça ne protège rien, de dire ça. Prenez garde à indiquer « tout droits réservés – votre nom » quelque part. Vous pouvez aussi choisir de défigurer vos images avec un filigrane dégueulasse. C’est moche, mais les gens n’auront pas envie d’utiliser vos images. Cependant, si vous souhaitez vraiment faire ça, vous ne devriez vraisemblablement pas mettre vos images sur internet : il est extrêmement compliqué, voir impossible, d’empêcher quelqu’un de déterminé d’utiliser l’image que vous mettez sur internet.
- Vous pouvez aussi choisir d’être intelligent, et permettre délibérément à ceux qui aiment vos images de s’en servir. Cela permettra éventuellement que vos images soient diffusées et appréciées par un plus grand nombre. (et si vous avez du talent, pourquoi pas, qu’on vous passe des commandes ou qu’on vous achète des tirages). Pour cela, il vous faudra définir les droits que vous souhaitez accorder. Droit de modifier, de redistribuer, de vendre… à vous de voir. Vous pouvez aussi définir des restrictions : Obligation de vous citer comme auteur en cas d’utilisation, interdiction de modification, obligation de conserver ces même droits et restrictions sur les oeuvres dérivées, interdiction d’utilisation commerciales… Les contrats Creative Common sont généralement bien adaptés pour cela, ils proposent de nombreuses options, et sont simples à comprendre. Si vous voulez approfondir plus cette question, jetez un oeil ici. J’utilise personnellement le contrat CC-by-nc-sa qui permet à tout le monde d’utiliser, diffuser, modifier mes photos, à condition de ne pas en faire d’usage commercial, de me citer comme auteur originel, et de conserver ces droits et devoirs sur les oeuvres dérivées. Cela n’empêche en rien ceux qui voudraient en faire un autre usage de me contacter pour obtenir mon autorisation.
- Enfin, si vous voulez éviter que ces droits et devoirs que vous avez définis soient trop facilement contournables, évitez de mettre en ligne des images de très grande taille et de très bonne qualité. Il est couramment admis qu’une image de 800 pixels sur son plus long côté, à 72 dpi, est de qualité suffisante pour être admirée sur un écran d’ordinateur. Cette taille et cette résolution empêchera toute impression grand format de qualité.
Voila, je crois avoir fait plus ou moins le tour de la question. Si vous avez des remarques, des questions, des commentaires ou des corrections à apporter, n’hésitez pas à utiliser le formulaire de commentaires en bas de page. (et surtout : Bonnes photos!)
Notes
[1] d’ailleurs, s’il y a bien un domaine ou les logiciels libres n’ont pas a prouver leur supériorité, c’est bien le web : ne pas pouvoir modifier les sources de son site web c’est euh… une aberration!
[2] ce sont les services comme blogger ou skyblog qui font ça, pas les bons logiciels comme dotclear ou wordpress
[3] Il s’agit d’un format libre, et plus performant, d’archive. Mais la plupart des gens n’ont pas les logiciels nécessaires pour s’en servir. Si vous le souhaitez, vous trouverez plus d’infos ici : archives TAR. Et si vous êtes sous GNU/linux, ou un *BSD, vous savez déjà tous ça, et n’avez sans doute pas lu cette note jusqu’au bout
[4] File Transfert Protocol
dimanche 22 juin 2008
xbelld : un beep system au doigt et à l’oeil
dimanche 22 juin 2008.
Si comme moi, le beep de votre système[1] est tellement fort et horrible qu’il vous fais saigner les oreilles, alors vous avez sans doute blacklisté le module pcspkr, et vous aviez renoncé à être averti d’un grand nombre d’évènements (dont les beeps dans la console, et donc dans irssi, notamment!)
Cette situation m’ennuyait depuis longtemps, et tout à l’heure, grâce à Le Finnois, j’ai enfin trouvé une solution pour intercepter cet affreux beep!!! et le remplacer par un son.wav de mon choix, bien plus agréable.
Ce logiciel n’est pas dans les dépôts officiels, vous l’installez à vos risques et périls!
La mise en oeuvre est très simple: il suffit de :
- télécharger xbelld ici,
- décompresser l’archive obtenue,
- dans le répertoire obtenu, lancer la commande
make(En cas d’erreur, c’est probablement une dépendance qui manque: sous Ubuntu 8.04, j’ai du installer libasound2-dev), - placer l’exécutable xbelld obtenu ou bon vous semble (
/usr/local/binest un bon choix, personnellement, j’utilise/home/effraie/bin, - lancer, de la façon qui vous convient le mieux, la commande
/chemin/vers/xbelld -c -f /chemin/vers/beep.wavau démarrage de votre session,
Et voila! chez moi, ça fonctionne parfaitement, et je suis un geek heureux!
Il ne me reste plus qu’a trouver le beep.wav idéal, c’est à dire simple, discret, et malgré tout audible et caractéristique… Si vous avez ça en stock, je prends avec plaisir!
Notes
[1] celui qu’on obtient quand on tape echo -en \"\07\" dans une console
mercredi 9 avril 2008
Calibration d’écran, profil ICC et gestion des couleurs sous Ubuntu
mercredi 9 avril 2008.
Ceux d’entre vous qui suivent savent que je m’intéressent à la photo, et en particulier à sa pratique sur notre plate-forme préférée: GNU/Linux.
Mon dernier billet important sur le sujet, Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu,
tentait de montrer comment il était possible d’utiliser des outils, si
ce n’est professionnels, au moins des très haut niveau pour gérer son workflow sous ubuntu.
Cependant, la question de la calibration de l’écran, et donc de la
gestion des couleurs semblait poser quelques problèmes, et les solutions
que j’avançais à l’époque n’étaient que des bricolages.
Je ferais prochainement un billet (à jour) plus extensif sur la gestion de mon flux, depuis la prise de vue jusqu’à la publication web et/ou l’impression, mais je n’en ai pas le temps ni le courage immédiatement. Je vais donc me contenter d’expliquer la démarche que j’ai suivie pour calibrer mon écran, entièrement sous GNU/Linux (Ubuntu Hardy Heron, mais ça devrait être facilement transposable sous n’importe quelle distribution), parce que j’imagine que ça intéressera fortement un certains nombre…
Pré-requis
- Argyll Color Management System : Ce logiciel, bien qu’ austère et peu engageant, est aujourd’hui ce qui se fait de mieux pour la gestion des couleurs. le site web est explicite: il s’agit d’une collection de codes sources, qui, une fois compilés, fournissent des outils en lignes de commandes permettant, de façon quasi exhaustive, de calibrer toute une chaîne graphique.
- Une sonde colorimétrique reconnue par Argyll. La liste du matériel supporté est disponible ici. Je me suis servi de la version 0.70 Beta 8, pour profiter du support de la sonde Spyder 2 de colorvision, un des matériel les plus répandu dans le grand public, et surtout, un des moins chers (j’ai acheté la mienne 70€ d’occasion). Inutile de payer plus cher une version «pro», seul le logiciel change, et seule la sonde (matériel) nous sera utile sous GNU/Linux
- Un écran…
Procédure
Installation de Argyll 0.70 Beta 8
Argyll est un logiciel non-présent dans les dépôt, et d’usage très spécifique.. inutile de l’installer si vous n’en avez pas vraiment besoin, vous risqueriez d’abîmer quelque chose sur votre beau système.
J’ai choisi d’utiliser la version précompilée de Argyll: inutile de se compliquer la tâche pour un logiciel si spécifique. L’installation est donc très simple: il suffit de télécharger cette archive, de l’extraire, et de placer le contenu de son répertoire bin/ dans votre $PATH (personnellement, j’ai choisi /home/effraie/bin , mais libre à vous de faire autre chose, /usr/local/bin étant par exemple tout indiqué.
Le firmware de la sonde Spyder2 étant propriétaire, il n’est pas inclus dans Argyll, et il vous faudra l’extraire. c’est trés simple, et ça se fait en 2 étapes:
- introduire le cd d’installation de la sonde dans votre lecteur,
- tapez simplement
spyd2endans une console pour extraire le firmware et l’injecter dans Argyll
Votre sonde Spyder2 devrait désormais être utilisable!
Passons donc aux choses sérieuse, la calibration (et la caractérisation) de l’écran proprement dit.
Argyll est un outil en ligne de commande, mais pas si compliqué à utiliser, finalement. Enfin, au moins quand, comme moi, on se contente de l’utiliser pour un usage basique, parce qu’il embarque tout un tas d’outils dont je ne saurait que faire…
Voici donc les étapes que je suivie, avec (quelques) détails:
Je me suis placé dans les conditions de luminosités qui sont celles dans lesquelles je travaille mes images (généralement), et j’ai fait le vide sur mon Desktop. Ensuite:
- Branchez la sonde a une prise USB,
sudo chmod 777 -R /dev/bus/usbpour avoir accés, comme simple utilisateur, au bus USB. (il y a sans doute plus élégant, mais là n’est pas le propos),dispcal -v -qm -yl mon_profil(-v pour le mode verbeux, -qm pour une qualité moyenne, -yl pour un écran LCD (-yc pour un CRT) et mon_profil, pour le nom a donner au profil (et aux fichiers intermédiaires). Un patch noir appariait a l’écran, sur lequel placer la sonde, et vous devriez avoir cet affichage dans votre console:
Setting up the instrument Instrument Type: Spyder 2 Serial Number: 00617511 Hardwar version: 0x0307 Place instrument on test window. Hit Esc, ^C or Q to give up, any other key to continue:
- Tapez donc entrée après avoir placé la sonde, et vous voila avec le menu suivant:
Display adjustment menu: Press 1 .. 7 1) Black level (CRT: Brightness) 2) White point (Color temperature, R,G,B, Gain) 3) White level (CRT: Contrast, LCD: Brightness) 4) Black point (R,G,B, Offset) 5) Check all 6) Continue on to calibration 7) Exit
Ayant un écran cheap de portable, je suis passé directement à l’étape 6, mais si vous avez des contrôle manuels sur votre écrans, passer par les autres étapes n’est sans doute pas un luxe!
- Dispcal va afficher et mesurer toute une série de patch de différente couleur, et produire un fichier mon_profil.cal. c’est un peu long, c’est normal.
- On tape
targen -v -d3 -f500 mon_profil, ce qui va générer un fichier mon_profil.ti1 contenant les nouveau patches à mesurer. Cette étape est très rapide. - On va maintenant utiliser la commande
dispread -v -yl -k mon_profil.cal mon_profilqui va produire un fichier mon_profil.ti3. Cette étape est assez longue également. - On peut désormais retirer la sonde l’écran, et générer le profil lui même:
profile -v -A "Fabricant de l'écran" -M "modèle de l'écran" -D "la date" -qm -as mon_profilqui va produire un (précieux!) fichier mon_profil.icc - On charge le profil dans X avec la commande
dispwin /chemin/vers/mon_profil.icc(et on le décharge avecdispwin -cmais ça n’a aucun intérêt
). Votre écran devrait prendre une surprenante teinte jaunâtre, (c’est normal mais moche). Votre écran est désormais calibré, et vous n’avez plus qu’à configurer correctement vos application (supportant les couleurs gérées, comme bibble, ou le dernier gimp). Attention, si vous utilisez un économiseur d’écran, celui ci déchargera le profil. Pensez à le recharger (ou à désactiver l’économiseur d’écran).
Mille merci à Jcornuz pour ses précieuse informations, et bienvenu dans le monde merveilleux des couleurs gérées sous GNU/Linux!
jeudi 3 janvier 2008
Les licences et la notion de liberté
jeudi 3 janvier 2008.
Suite à un commentaire ou l’on me demande de préciser un peu ma remarque sur les licences Creative Common, voici un billet au sujet de la notion de libre, ce mouvement qui bouscule la propriété intellectuelle dans le domaine logiciel essentiellement (mais pas uniquement!).
La propriété intellectuelle, le copyright, les droits d’auteurs… et les sujets proches sont des sujets complexes et touffus, pour l’essentiel juridiques, et sont le terrain de nombreuses confusions.
N’étant pas un spécialiste (au sens de juriste spécialisé…), je m’en tiendrais à un domaine restreint, ou je pense ne pas faire trop d’erreurs, si ce n’est sur la lettre, au moins sur l’esprit: les licences, de logiciels mais pas uniquement, dites libres, et les licences qui s’en approchent. Il ne s’agit pas ici d’être exhaustif, mais de tenter de dessiner les grandes lignes d’une idée complexe et instructive.
Les utilisateurs de distributions GNU/Linux grand public, comme l’est Ubuntu sont concernés au premier chef, leur système d’exploitation étant constituée de logiciels sous diverses licences, dont la compréhension aide à la compréhension globale du système, de ses tenants et des ses aboutissants
Au commencement, la GNU General Public License (GPL)

Mère de toutes les licences libres, et sans doute aussi de la notion même de libre, en tant que concept touchant a la propriété intellectuelle, la GNU GPL, actuellement en version 3, apparaît en janvier 1989. Elle est écrite pour protéger les logiciels GNU et les projets de la Free Software Foundation.
L’idée centrale de la GPL, c’est le copyleft un jeu de mot (mal traduit en français par les termes gauche d’auteur) fondé sur le terme copyright. Il s’agit d’utiliser le mécanisme du copyright, mais en le retournant au profit des libertés de l’utilisateur. Richard M. Stallman, fondateur du projet GNU, en parle ainsi:
L’idée centrale du gauche d’auteur est de donner à quiconque la permission d’exécuter le programme, de le copier, de le modifier, et d’en distribuer des versions modifiées – mais pas la permission d’ajouter des restrictions de son cru. C’est ainsi que les libertés cruciales qui définissent le « logiciel libre » sont garanties pour quiconque en possède une copie; elles deviennent des droits inaliénables.
On trouve là évoquées ce qui sont les 4 libertés fondamentales du logiciel libre, et la restriction fondamentale également du copyleft: il n’est pas possible de retirer ces libertés aux utilisateurs, la liberté se propage partout ou va le logiciel.
Vous trouverez plus d’information sur la licence GPL, mais aussi sur les licences « sœurs » que sont les LGPL (plus souple) et GFDL (adaptée aux documentations), sur wikipedia, et plus d’éléments quand à la philosophie du projet GNU ici.
Une autre licence logicielle phare: la BSD
La licence BSD est une autre licence phare du monde libre. Elle a été rédigée pour s’appliquer au(x) projet(s) d’uni(ces)x libre(s) dit Berkeley Software Distribution(BSD)[1]. Elle est considérée comme plus permissive, dans le sens ou elle ne fournit pas la restriction fondamentale du copyleft: un logiciel sous licence BSD pourra être utilisée dans un projet non-libre, sa licence pourra être modifié, on peut modifier son code et le redistribuer sans être forcé de fournir les sources…
Ces deux grands modèles ont leurs partisans, et l’on considère habituellement (bien que ce soit une simplification importante!) que la BSD est une licence plus pragmatique, qui permet (notamment) la viabilité du logiciel libre dans le monde de l’entreprise, alors que le modèle GNU (GPL, copyleft…) est l’émanation d’un mouvement social, pour la liberté des utilisateurs.
Il est important de noter que, si ces deux types de licences accorde, pour l’essentiel, les mêmes libertés aux utilisateurs, les quelques incompatibilités qu’elles renferment induisent des différences de philosophie importantes.
Pour ce qui est de la compatibilité, je signalerais juste que la licence BSD étant permissive, le code publié sous cette licence peut être re-licencié en GPL[2], tandis que l’inverse n’est pas vrai. (Ceci n’implique pas que l’on puisse retirer la licence BSD… oui, c’est compliqué, les (in)compatibilités de licences)
Du libre en dehors du domaine logiciel
La licence Art Libre
La licence art libre reprend les principes du copyleft pour les transférer au delà du monde logiciel, à toutes les œuvres de l’esprit. Wikipedia [3] nous dit:
Elle autorise tout tiers (personne physique ou morale), ayant accepté ses conditions, à procéder à la copie, la diffusion et la transformation d’une œuvre, comme à son exploitation gratuite ou onéreuse, à condition qu’il soit toujours possible d’accéder à sa source pour la copier, la diffuser ou la transformer.
Cette licence, que j’affectionne particulièrement, poursuis explicitement l’objectif d’un modèle de société non-marchand. Dans la Foire aux questions a son sujet, on trouve:
L’utilisation de la Licence Art Libre est aussi un bon moyen pour prendre des libertés avec le système de la marchandise généré par l’économie dominante. Cette licence offre un cadre juridique intéressant pour empêcher toute appropriation abusive. Il n’est plus possible de s’emparer de votre œuvre pour en court-circuiter la création et en faire un profit exclusif. Il est interdit de faire main basse sur le travail collectif qui est à l’œuvre, interdit de s’accaparer les ressources de la création en mouvement pour le seul bénéfice de quelques-uns.
on y retrouve la notion de collectif, que je raproche du mouvement social évoqué par Richard M. Stallman à propos des logiciels libres.
Les licences Creative Commons

Creative Commons propose gratuitement des contrats flexibles de droit d’auteur pour diffuser vos créations.
Voila la phrase qui nous accueille sur le site francophone de Creative Commons. En effet, Creative Commons n’est pas une licence, mais une organisation (représentée en France par le CERSA CNRS, Centre d’Etudes et de Recherches de Science Administrative[4]), qui met à la disposition de chacun six contrats, modulables, pour diffuser ses créations en définissant ce que les utilisateurs peuvent en faire. (En effet, ne pas donner de licence a son œuvre la place d’emblée dans un régime de droit d’auteur restrictif). Détaillons (un peu) les six contrats:
- Paternité: Ce contrat autorise la distribution, la modification, la reproduction et la communication de l’œuvre, à la condition de citer le nom de l’auteur original. (Il est noté CC-by)
- Paternité, pas de modification: Les droits sont similaires au contrat Paternité, à la différence (énorme!) que l’utilisateur ne peut en aucun cas modifier l’œuvre. (noté CC-by-nd)
- Paternité, pas de modification, pas d’utilisation commerciale: Ce contrat ajoutes encore une restrictions aux libertés accordées dans les contrats précédents: cette fois çi, il est formellement interdit de faire un usage comercial de l’œuvre, que l’on a le droit de distribuer, reproduire et communiquer, en citant le nom de l’auteur original. (noté CC-by-nc-nd)
- Paternité, pas d’utilisation commerciale: Si l’on a la non plus, pas le droit d’en faire un usage commercial, on peut modifier l’œuvre, en citant son auteur original (noté CC-by-nc)
- Paternité, pas d’utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l’identique: Ce contrat introduit la notion de propagation, issue du Copyleft. cependant, il y a une restrictions sur les usage commerciaux de l’œuvre. (noté CC-by-nc-sa)
- Paternité, partage des conditions initiales à l’identique: Ce contrat reprends les libertés accordées par le contrat Paternité, en y ajoutant la notion de propagation des libertés, puisque toute redistribution, modification… doit se faire sous le même contrat. (noté CC-by-sa)
Les contrats Creative Commons sont souvent assimilés à des licences libres. Cependant, il est essentiel de remarquer que les six contrats ont des implications très différentes. En effet, seul deux contrats (CC-by et CC-by-sa) accordent les 4 libertés fondamentales du (logiciel) libre à l’utilisateur de l’œuvre, tandis que les autres restreignent l’usage qui peut en être fait. Seul le contrat CC-by-sa accorde les 4 liberté fondamentales, et la notion de propagation des libertés, proche du copyleft (c’est sous ce contrat que je diffuse mes photos). Il est donc plus juste de considérer que seul ces deux contrat sont libres, et que seul CC-by est un contrat permissif (de type BSD), et CC-by-sa un contrat copyleft (de type GNU)[5]
Une multitude de licences (plus ou moins) libre
Si les licences que j’ai présentées jusque là sont les plus connues, il existe néamoins une multitude d’autres licences, qui se veulent libres, et qui pour certaines le sont, pour d’autres, ne le sont pas, et pour d’autres encore… et bien ça dépends de qui en juge!.
On trouve par exemple les licences Apache, CeCILL, Mozilla Public Licence, et bien d’autre, plus confidentielles encore.
À titre d’exemple, j’utilise pour les contenus de ce site la licence WTFPL, une licence libre tellement libérale qu’elle permet toute modification et redistribution sans aucune restriction. (je ne conseille personnellement cette licence que pour les œuvres les plus triviales). Dans ce maquis de licences, plus ou moins libres, plus ou moins confidentielles, comment s’y retrouver?
Le projet Debian, son contrat social et les DFSG
Si le meilleur moyen de s’y retrouver dans le maquis des licences libres, c’est de bien les connaître, et d’avoir des convictions en la matière, il existe un projet qui s’est depuis longtemps penché sur la question du libre et qui a produit un gros travail, à la fois théorique et pratique, sur le concept de libre, et sa traduction pratique dans l’utilisation quotidienne. Il s’agit du projet Debian, la célèbre distribution GNU/Linux communautaire. Chacun se forgera sa propre opinion, mais l’abord que Debian à du libre me convient, et je vais donc vous en dire un peu plus à ce sujet.
Le projet Debian, entiérement communautaire, s’appuie sur quelques textes fondamentaux pour pouvoir s’orienter et faire des choix. L’un de ces textes est le Contrat Social avec la communauté des logiciels libres , dont voici un extrait:
Nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.
Les besoins de nos utilisateurs et de la communauté des logiciels libres nous guideront. Nous placerons leurs intérêts en tête de nos priorités. Nous répondrons aux besoins de nos utilisateurs dans de nombreux types d’environnements informatiques différents. Nous ne nous opposerons pas aux travaux non libres prévus pour fonctionner sur les systèmes Debian. Nous permettrons, sans réclamer rétribution, que d’autres créent des distributions contenant conjointement des logiciels Debian et d’autres travaux. Pour servir ces objectifs, nous fournirons un système intégrant des composants de grande qualité sans restrictions légales incompatibles avec ces modes d’utilisation.
Si je vous donne cet extrait ici, c’est qu’il me semble exprimer le compromis nécessaire si l’on souhaite que le libre profites aux individus et aux peuples: placer l’intérêt des utilisateurs avants les dogmes techniques et/ou philosophiques.
Pour appliquer ce contrat social, Debian s’est doté d’un texte qui défini les logiciels qui peuvent entrer dans le système Debian : Les principes du logiciel libre selon Debian (DFSG)[6]. Ce texte définis, plus largement que ne le font chacune des licences, avec leurs particularités, leurs objectifs spécifiques, leurs parti-pris idéologiques respectif, les conditions que doivent remplir les logiciels pour être compatible avec le contrat social précédemment cité. La page wikipedia anglophone sur le sujet nous en apprends plus sur le questions que ces Guidelines soulèvent, et les conséquences qu’il faut en tirer. On y trouvent notamment trois tests de compatibilité avec les DFSG, que je traduit ici, puisque je n’ai pas trouvé de traduction sur internet:
- Le test de l’île déserte Imaginez un naufragé sur une île déserte avec un ordinateur fonctionnant à l’énergie solaire avec une connexion Internet qui ne peut pas transférer[7]. En conséquence, il lui serait impossible de respecter une obligation de mettre ses modifications à la disposition du public ou d’envoyer ses correctifs à certains destinataires en particulier. C’est valable même si ces exigences ne le sont à la demande uniquement, comme le naufragé qui pourrait être en mesure de recevoir des messages mais ne pas être en mesure d’en envoyer. Pour être libres, les logiciels doivent être modifiables par ce malheureux naufragé, qui doit aussi être en mesure de partager légalement ses modifications avec des amis sur l’île.
- Le test du dissident Envisageons un dissident dans un état totalitaire qui souhaite partager quelques modifications d’un logiciel avec d’autres dissidents, mais ne souhaite pas révéler l’identité du modificateur, ou révéler les modifications elles-mêmes, ou même la possession du programme au gouvernement. Toute exigence de l’envoi du code source des modifications, à toute personne autre que le destinataire des binaires modifiés – en fait, toute distribution forcée quelle qu’elle soit, hormis donner le code source à ceux qui reçoivent une copie du binaire – mettrait en danger le dissident. Pour qu’un logiciel soit libre selon Debian, il doit doit pas avoir de telles exigences (excédentaires) de redistribution.
- Le test des Tentacules du Mal Imaginez que l’auteur est retenu par une grande société malfaisante, le tenant en esclavage, et visant à faire le pire pour les utilisateurs du programme: rendre leur vie misérable, les faire cesser d’utiliser le programme, les exposer à une responsabilité légale , rendre le programme non-libre, chercher à découvrir leurs secrets…[8] La même chose peut arriver à une société rachetée par une grande société s’acharnant à détruire les logiciels libres afin de maintenir son monopole et d’étendre son empire du mal[9]. La licence ne peut permettre, même à l’auteur, de retirer les libertés.
Voila, j’espère, quelques éléments qui permettront a ceux qui se sentaient un peu largués de mieux se repérer dans le maquis du (logiciel?) libre, et éventuellement, partant de là, de faire les choix éthiques et techniques appropriés, et correspondants à leurs besoins, envies, désirs, opinions…. (dédicace spéciale au monolecte ^^’)
il est fort possible que j’ai fait quelques erreurs, mais rien de vous empêche de troller me répondre dans les commentaires
Notes
[1] les projet sous licence BSD les plus connus sont sans doute FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, et OpenSSH
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre
[5] Cette typologie en type est improvisée, soumise a caution, et simplificatrice! pas taper!
[6] Debian Free Software Guidelines, en anglais
[7] Le texte original parle d’upload
[8] Toutes ressemblances avec… (vous connaissez la suite)
[9] Toutes ressemblances…
mardi 30 octobre 2007
Configurer Thunderbird pour l’IMAPs sur effraie.org
mardi 30 octobre 2007.
Ce billet ne concerne qu’une infime minorité de mes lecteurs, mais pour eux, ce sera sans doute bien pratique. Je le fais en image, j’ai la flemme d’écrire…
- On commence par créer un nouveau compte:
Facile, jusque là!
- À l’écran « information sur le serveur:
On choisit de récupérer ses mail en IMAP (qui permet de synchroniser ses mail entre sa (ou ses) machine(s) et le serveur de mail, plus d’info chez wikipedia ) et on prends garde d’indiquer le serveur imaps.effraie.org
Le serveur SMTP, je songe bien a en installer un… mais bon, c’est pas forcément le plus simple a mettre en place du point de vue de la sécurité…. en général, on utilise celui fournit par son FAI. Par exemple, pour free, c’est : smtp.free.fr
- L’écran de login:
rien de bien compliqué: le début de votre adresse email, sans @effraie.org
C’est tout pour la création du compte. Cependant, votre boite mail ne marche pas encore. Pour cela, il va falloir faire un petit tour dans la configuration du compte.
Cliquez sur Édition > paramètres des comptes
On choisit l’item paramètres du serveur, et voici l’écran qu’on obtient:
On choisit la checkbox SSL pour sécuriser la connexion, le port 993 doit se mettre automatiquement (sinon, faite le à la main)
C’est tout, vous devruez désormais pouvoir vous connecter de façon sécurisée au serveur de mail.
Parfois, ces deux écrans peuvent venir vous ennuyer:
acceptez définitivement le certificat
Cliquez sur OK
Enjoy 
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